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Débardage en Jura Suisse Un projet de débardage au cheval a mûri longuement dans l'esprit de notre ami Urs Moser de Les Bois dans le Jura Suisse, ancien chef d'équipe des Franches Montagnes... En savoir plus
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| Les techniques |
La Belgique garde sa spécificité dans le menage des chevaux en forêt comme aux champs. Partout ailleurs, les chevaux sont conduits au moyen de guides (une gauche et une droite) ; Chez nous, on travaille au cordeau. On parle aussi de cordon, de corde, de lignette…en fonction de la matière, de leur forme ou de la région d'utilisation.Cette manière de faire comporte l’avantage premier de laisser une main libre de conduite, disponible pour d’autres usages comme placer la chaîne et la tendre, ou régler un engin.Pour la conduite au cordeau, il faut un cheval calme, confiant et surtout bien débourré à la parole, qui marche d’un pas régulier, pas un trottineur qui se sauve avec la charge. On considère qu’il faut environ un an de dressage avant d’avoir un bon cheval aux ordres et qui tire posément.Le débardeur emploie, de préférence à la bricole, le collier. La bricole cisaille les épaules lors de fortes tractions. Le collier, grâce à sa grande surface de contact et de sa localisation reste bien en place indépendamment des épaules et est le plus approprié aux tractions de lourdes charges. Ce dispositif permet selon les études d'augmenter la capacité de traction de 25 à 50% part rapport à la bricole.Le collier peut être construit avec des attelles de bois, d’alliage léger ou de matières synthétiques. Il est garni de matelassure de cuir et encore aujourd’hui rembourré de crins et de paille de seigle. Chaque collier est fait sur mesure et n’appartient qu’à un seul cheval qui l’a rodé selon sa propre morphologie.Le collier dit flamand est le plus couramment utilisé chez nous, mais il existe aussi le collier comtois ou le suédois dans d’autres contrées.Sur le dos du cheval, passe une sangle de cuir large qui rappelle la sellette d’attelage et qui sert à maintenir en place le collier et l'empêcher de basculer en avant quand le cheval baisse l'encolure. Cette sangle permet également le maintien de porte-traits et du culeron.Des attaches particulières, appelées avant-traits, relient les traits au collier. Ces tiges de fer habillement forgées et cintrées évitent aux traits la compression de la cage thoracique du cheval. Elles sont prolongées par les traits proprement dits. Souvent ils sont de chaînes, de cordes ou encore de sangles.Les traits sont attachés à un palonnier, en bois ou en fer, qui garde les traits écartés d’une largeur de cheval et sur lequel est amarré la ou les chaînette(s). La chaînette se termine par un crochet spécial qui empêche la maille de chaînes de s’échapper.Demande de renseignements
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