Les chevaux territoriaux
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| Travail en Champagne |
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par Jérôme DEJURIEW.
Travail au cheval dans le vignoble champenois
Je travaille sur une surface de 15 hectares de vigne. Les rangs de vigne sont espacés de 90 à 110 cm. Il faut un cheval très calme, qui marche doucement pour permettre à l’outillage de bien pénétrer dans le sol. Afin de ne pas stresser le pied de vigne, le cheval doit être « au bouton » très sensible et capable avec l’expérience de s’arrêter seul quand l’effort de traction varie pour ne pas arracher un pied de vigne ou un piquet. La voix a énormément d’importance et est une aide indispensable qu’il faut travailler avant de s’aventurer en vigne. J’emploie des traits belges que je conduis au cordeau. Travail de mi-février à août (un mois avant la vendange). Il commence par l’aplanissage des buttes, travail qui demande une grande précision pour ne pas blesser les plants. Ensuite c’est le passage à la griffe droite pour assouplir et aérer la terre. Ce travail de griffage s’effectue sur d’une profondeur d’environ 7 cm. dans les inter ceps pour désherber entre les pieds. Il faut une journée de travail à l’hectare toutes les 2 à 3 semaines en fonction des intempéries qui font reverdir les plantes concurrentes. Travail d’hiver de fin octobre à mi-décembre. Travail de buttage pour son effet désherbant et pour protéger les jeunes plants du gel. Il faut compter le double du temps à l’hectare car le travail doit être exécuté une fois dans un sens et une fois dans l’autre sens pour butter les 2 cotés du plant. Travail de sous-solage (travail du sol en profondeur sur 15 cm. environ) pour que le gel par son travail « gratuit » rende plus friable la terre au printemps. Ici il faut prévoir un peu moins qu’un hectare par jour car le travail du cheval est plus pénible en traction. |